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SCHIZO : campagne de sensibilisation autour de la schizophrénie

by Rémy Teston

L’Association des Journées de la Schizophrénie, qui se tiendront du 14 au 21 mars, lance une nouvelle campagne de sensibilisation autour de la schizophrénie avec une série événement : « SCHIZO ». Présentation.

Dans le cadre de sa campagne 2020 de prévention et de déstigmatisation de la maladie, l’Association des Journées de la Schizophrénie met la recherche à l’honneur à travers des découvertes qui vont révolutionner la compréhension de la maladie et la prise en charge des patients. Un véritable espoir pour les 660 000 personnes touchées par la maladie en France, ainsi que pour leurs proches.

A cet effet, l’association adopte une double démarche. Informative, avec le lancement du plus grand site de vulgarisation de recherches sur la schizophrénie et de sensibilisation, avec un dispositif orignal qui joue avec les codes des séries dont sont grands consommateurs les 15-35 ans : « SCHIZO ».

La schizophrénie : une pathologie méconnue du grand public, et notamment des jeunes

La schizophrénie est une maladie du cerveau appartenant à la famille des psychoses. Ce trouble psychique touche en France environ 660 000 personnes, sans distinction de sexe ou de milieu social. La maladie se manifeste principalement au début de l’âge adulte (entre 15 et 25 ans) et évolue par épisodes.

Elle se caractérise par des symptômes souvent qualifiés d’étranges (par exemple, hallucinations auditives et visuelles, idées délirantes, propos incohérents), mais également par des symptômes tels que la dépression, l’apathie, et des troubles cognitifs (troubles de la mémoire, de la motricité et de l’attention). Ces deux derniers groupes sont sans conteste ceux qui handicapent le plus les patients dans leur quotidien, provoquant un repli sur soi et une désinsertion sociale.

Fondamentalement méconnue, la schizophrénie est victime de nombreuses idées fausses et de préjugés véhiculés auprès du grand public, notamment par les médias. La maladie demeure ainsi associée dans l’inconscient collectif à la violence et à la peur…

La recherche avance : la schizophrénie se soigne de mieux en mieux

Depuis quelques années, les chercheurs ont réalisé d’incroyables progrès dans des centres spécialisés, afin d’améliorer la pertinence du diagnostic, la prise en charge au sens large et, ainsi, la qualité de vie des personnes souffrant de troubles psychiques, notamment de schizophrénie. Que les recherches soient fondamentales, cliniques ou appliquées, grâce aux efforts conjugués de spécialistes (neurologues, biologistes, psychiatres, psychologues, infirmiers, mathématiciens, sociologues, etc.) travaillant dans de très nombreux domaines (par exemple, cognition, imagerie, médicaments et leurs effets secondaires, gestion des émotions, immunologie), elles contribuent à révolutionner la psychiatrie.

  • Origine auto-immune : on est maintenant certain qu’il existe diverses formes et origines de la maladie. L’une des formes est auto-immune comme le montrent les recherches de Laurent Groc. Les traitements sont alors complètement différents.
  • Diagnostic sanguin : il y a encore quelques mois, seuls des symptômes observés durablement permettaient de diagnostiquer une schizophrénie. Certaines formes de schizophrénie peuvent désormais être identifiées, voire prédites, grâce à un simple prélèvement sanguin. Les recherches de Stéphane Eliez sur la forme de schizophrénie développée par les patients atteints du syndrome de DiGeorge en sont un exemple.
  • Traitement médicamenteux : pour stabiliser un patient, il est très difficile d’identifier le bon dosage et la bonne molécule, ce qui est un aspect très frustrant de la maladie. Les recherches de Nicolas Glaichenhaus visent à prédire la réponse des patients.
  • Symptômes hallucinatoires : il est désormais possible de dompter ses symptômes d’hallucinations auditive, comme le montrent les recherches de Mark Hayward et sa « Clinique des voix ».
  • Gestion des émotions : les difficultés de gestion des émotions sont parmi les symptômes les plus résistants. Jérôme Favrod a mis au point un programme pour réapprendre à vivre des émotions positives.

« Aujourd’hui, se rétablir de la schizophrénie n’est plus une fiction ! La recherche a suffisamment avancé pour que la psychiatrie fasse sa révolution. C’est un incroyable espoir pour ces jeunes de 15-25 ans dont le parcours de vie est chamboulé par la schizophrénie. Rendre accessibles ces recherches, c’est aussi mieux faire connaître la schizophrénie et tordre le cou aux fausses croyances qui stigmatisent tant ceux qui en souffrent », explique Jean-Christophe Leroy, président de l’Association des Journées de la Schizophrénie. Et il ajoute : « On constate une incroyable effervescence de la recherche à travers le monde et des avancées concrètes. Ces avancées ont du mal à passer dans la pratique. Chacun doit savoir qu’il existe des solutions. »

La 17e édition des Journées de la Schizophrénie, du 14 au 21 mars, met à l’honneur la recherche avec de nombreuses manifestations et le site schizinfo.com dont l’objectif est de devenir le site de référence en matière de recherche sur la schizophrénie.

La fiction pour interpeller et déstigmatiser la schizophrénie

Pour renforcer son dispositif d’information grand public, l’Association des Journées de la Schizophrénie déploie une nouvelle campagne de communication basée sur le levier original de l’annonce du lancement d’une nouvelle série : « SCHIZO ».

Un principe créatif attractif dont l’objectif est d’inciter les 15-35 ans, grands consommateurs de séries, à s’intéresser à ce sujet sensible et à mieux comprendre la réalité de la maladie. Pour, au final, contribuer à briser le tabou. Incitatif et participatif, ce concept a pour ambition de devenir une véritable production audiovisuelle.

Le pitch : « Alice est une lycéenne insouciante et épanouie. Pourtant, quelques semaines après sa rentrée, l’enthousiasme retombe. Des signes intriguent la jeune femme : des sonneries intempestives, le comportement suspect de ses camarades, le sentiment d’être constamment sous surveillance… Elle s’interroge : est-elle la seule à remarquer ces faits étranges ? Mais, dans son enquête, sera-elle prête à admettre que le problème vient peut-être d’elle ? »

Un principe créatif original dont l’objectif est d’inciter les 15-35 ans, grands consommateurs de séries, à s’intéresser à ce sujet sensible et à mieux comprendre la réalité de la maladie. Pour au final, contribuer à briser le tabou. Le site schizo-thefiction.com permet également de décrypter et de comprendre les premiers symptômes d’une décompensation psychotique.

Cette campagne digitale originale bénéficie d’un relai sur les réseaux sociaux et un teaser est diffusé au cinéma et en télévision.

Source : L’Association des Journées de la Schizophrénie