{"id":21778,"date":"2024-04-02T10:32:06","date_gmt":"2024-04-02T08:32:06","guid":{"rendered":"https:\/\/buzz-esante.fr\/?p=21778"},"modified":"2024-04-02T10:32:06","modified_gmt":"2024-04-02T08:32:06","slug":"sante-connectee-une-perception-des-francais-qui-evolue","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/buzz-esante.fr\/sante-connectee-une-perception-des-francais-qui-evolue\/","title":{"rendered":"Sant\u00e9 connect\u00e9e : une perception des Fran\u00e7ais qui \u00e9volue"},"content":{"rendered":"
Pour d\u00e9crypter la perception des Fran\u00e7ais sur le num\u00e9rique dans le monde de la sant\u00e9, le laboratoire Bristol Myers Squibb et EDHEC Business School, avec le soutien d\u2019Ipsos, proposent une nouvelle vague du barom\u00e8tre sur la sant\u00e9 connect\u00e9e.<\/strong><\/p>\n Dans le monde de la sant\u00e9, le num\u00e9rique est de plus en plus pr\u00e9sent avec notamment une nouvelle feuille de route du num\u00e9rique en sant\u00e9 2023-2027 pilot\u00e9e par la D\u00e9l\u00e9gation minist\u00e9rielle au num\u00e9rique en sant\u00e9 (DNS). La sant\u00e9 digitale, propuls\u00e9e par l’intelligence artificielle, marque un tournant dans la mani\u00e8re dont nous concevons les soins m\u00e9dicaux. Les avanc\u00e9es en IA offrent une multitude de b\u00e9n\u00e9fices.<\/p>\n Pour comprendre la perception des Fran\u00e7ais sur cette \u00e9volution, Bristol Myers Squibb et l\u2019EDHEC Business School, dans le cadre de la cr\u00e9ation de leur Management in Innovative Health<\/em>, d\u00e9voilent la vague 2 de leur barom\u00e8tre de la sant\u00e9 connect\u00e9e, avec l\u2019institut de sondage IPSOS. Objectif\u00a0: fournir aux acteurs de l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me de la sant\u00e9 des donn\u00e9es in\u00e9dites sur les \u00e9volutions comportementales et la perception des Fran\u00e7ais vis-\u00e0-vis des solutions digitales en sant\u00e9.<\/p>\n Men\u00e9e aupr\u00e8s de 1000 Fran\u00e7ais \u00e2g\u00e9s de 18 \u00e0 74 ans\u00a0du 7 au 9 f\u00e9vrier 2024, cette seconde vague du barom\u00e8tre montre leurs attentes en termes d\u2019information, de p\u00e9dagogie et de r\u00e9assurance quant \u00e0 l\u2019utilisation de la sant\u00e9 connect\u00e9e.<\/p>\n Cette \u00e9tude comporte plusieurs objectifs\u00a0:<\/p>\n Dans ce barom\u00e8tre, les Fran\u00e7ais ont \u00e9t\u00e9 interrog\u00e9s sur leur connaissance de la sant\u00e9 connect\u00e9e, leur niveau d\u2019acceptabilit\u00e9 ou la l\u00e9gitimit\u00e9 des acteurs. Quelques chiffres cl\u00e9s \u00e0 retenir.<\/p>\n Une app\u00e9tence pour le digital variable<\/strong><\/p>\n On observe tout comme lors de la premi\u00e8re vague des profils plus ouverts au digital que d\u2019autres 43 % des Fran\u00e7ais ont une app\u00e9tence forte ou tr\u00e8s forte pour le num\u00e9rique. Parmi les profils convaincus, on retrouve une population jeune (18-34 ans), masculine, urbaine, CSP+ avec un niveau d\u2019\u00e9ducation \u00e9lev\u00e9 (>Bac+3). A contrario, les profils avec un int\u00e9r\u00eat plus mitig\u00e9 sur le digital, on retrouve une population plus \u00e2g\u00e9e (+55 ans), CSP+ et inactive.<\/p>\n Un manque d\u2019information<\/strong><\/p>\n Alors que les institutions publiques multiplient les communications autour du num\u00e9rique sant\u00e9, notamment avec le portail Mon Espace Sant\u00e9, le barom\u00e8tre d\u00e9voile un premier chiffre \u00e9tonnant\u00a0: 69% de la population ne se sent pas bien inform\u00e9e sur le sujet de la sant\u00e9 connect\u00e9e soit +5pts par rapport \u00e0 la vague 1. Un niveau d\u2019information plus bas observ\u00e9 parmi les 55-64 ans (79%), les ruraux (74%) et les femmes (73%). Constat similaire pour les personnes ayant un acc\u00e8s difficile au soin (81%).<\/p>\n Utilisation des outils de sant\u00e9 connect\u00e9e<\/strong><\/p>\n Parmi les solutions de sant\u00e9 connect\u00e9e les plus utilis\u00e9es par les Fran\u00e7ais on retrouve\u00a0:<\/p>\n Une utilisation mitig\u00e9e des applications de sant\u00e9\u2026<\/strong><\/p>\n 37% des Fran\u00e7ais utilisent au moins occasionnellement une application de suivi de sant\u00e9 contre 34% lors du barom\u00e8tre pr\u00e9c\u00e9dent. On observe une \u00e9volution des profils qui utilisent les applications de sant\u00e9\u00a0: plus de femmes, plus ouverts aux diff\u00e9rents groupes d\u2019\u00e2ges, plus vari\u00e9s en termes de zones d\u2019habitation.<\/p>\n Le fait d\u2019\u00eatre atteint de maladies graves \/ chroniques n\u2019influence pas la fr\u00e9quence d\u2019utilisation d\u2019une application de suivi de sant\u00e9. \u00a0Toutefois, les personnes atteintes de probl\u00e8mes respiratoires (48%) y ont davantage recours que les personnes atteintes d\u2019autres maladies chroniques. Les ruraux (36%) sont d\u00e9sormais aussi nombreux que les urbains (37%) \u00e0 utiliser r\u00e9guli\u00e8rement les applications de sant\u00e9.<\/p>\n On observe une baisse de l\u2019utilisation des outils de sant\u00e9 connect\u00e9e parmi les patients atteints de maladies chroniques\u00a0: 24% (- 8pts par rapport \u00e0 la vague 1) des personnes atteintes de maladies chroniques utilisent des outils de sant\u00e9 connect\u00e9e dans le suivi ou la gestion de leur maladie. Ce sont les populations actives professionnellement qui y ont le plus recours (31%) et notamment les populations les plus jeunes de 18-44 ans (46%).<\/p>\n Il s\u2019agit de personnes disposant majoritairement d\u2019un acc\u00e8s facile \u00e0 leur m\u00e9decin (28%), laissant pr\u00e9sumer une utilisation de ces outils non destin\u00e9e \u00e0 faire face aux d\u00e9serts m\u00e9dicaux.<\/p>\n Les personnes atteintes de maladies graves utilisent plus r\u00e9guli\u00e8rement une application de suivi de sant\u00e9 : troubles cardio-vasculaires (42%), diab\u00e8te (46%), probl\u00e8mes respiratoires (44%). Les urbains sont plus nombreux \u00e0 utiliser r\u00e9guli\u00e8rement les applications de sant\u00e9 (37%) que les ruraux (32%).<\/p>\n Cette deuxi\u00e8me vague du barom\u00e8tre fait un focus l\u2019impact des outils num\u00e9riques dans l\u2019information en sant\u00e9 des Fran\u00e7ais. D\u00e9couverte des principaux enseignements.<\/p>\n Utilisation importante des moteurs de recherche<\/strong><\/p>\n Les moteurs de recherche constituent la principale porte d\u2019entr\u00e9e des Fran\u00e7ais pour s\u2019informer en ligne sur la sant\u00e9. Ils les utilisent pour s\u2019informer\u00a0sur la sant\u00e9 en g\u00e9n\u00e9ral\u00a0(74%), une maladie ponctuelle (72%) ou une maladie chronique (65%).<\/p>\n Les Fran\u00e7ais pr\u00eats \u00e0 utiliser les IA g\u00e9n\u00e9ratives<\/strong><\/p>\n 59% des Fran\u00e7ais seraient pr\u00eats \u00e0 utiliser une Intelligence Artificielle g\u00e9n\u00e9rative pour obtenir des informations d\u2019ordre g\u00e9n\u00e9ral dont 30,3% l\u2019utilisent d\u00e9j\u00e0 et 28,2% ne l\u2019utilisent pas mais seraient pr\u00eats \u00e0 le faire. Il s\u2019agit surtout des plus jeunes (18-24 ans) (73%), urbains (64%), CSP+ (70%) et des populations \u00e0 niveau de formation \u00e9lev\u00e9 (Bac+3 et plus) (70%).<\/p>\n Ils seraient en revanche, moins de 5 sur 10 (47%) \u00e0 utiliser une IA g\u00e9n\u00e9rative pour s\u2019informer dans le cadre de la sant\u00e9. Il s\u2019agit essentiellement de populations \u00e0 nouveau urbaines (51%), CSP+ (56%) et ayant un niveau de formation \u00e9lev\u00e9 (Bac+3 et plus) (53%). Une utilisation qui se ferait essentiellement pour se renseigner sur des sympt\u00f4mes puis sur des traitements et leurs effets secondaires.<\/p>\n Parmi les motifs d\u2019utilisation, on trouve\u00a0:<\/p>\n Si les 18-34 ans, les hommes et les habitants de la r\u00e9gion parisienne ainsi que les CSP+ sont en g\u00e9n\u00e9ral plus favorables \u00e0 l\u2019utilisation de l\u2019IA g\u00e9n\u00e9rative ou non, il semble y avoir une confusion au niveau des diff\u00e9rents types d\u2019IA, expliquant des perceptions tr\u00e8s similaires.<\/p>\n Ce barom\u00e8tre s\u2019int\u00e9resse \u00e9galement au niveau d\u2019acceptabilit\u00e9 de la sant\u00e9 connect\u00e9e par les Fran\u00e7ais en prenant en compte les r\u00e9ticences et craintes.<\/p>\n Une r\u00e9ticence plus importante \u00e0 l\u2019\u00e9gard de la sant\u00e9 connect\u00e9e\u00a0en 2024<\/strong><\/p>\n 69% des Fran\u00e7ais se disent pr\u00eats \u00e0 utiliser la sant\u00e9 connect\u00e9e (vs 76% en 2023). A noter que 49% seraient pr\u00eats \u00e0 davantage utiliser la sant\u00e9 connect\u00e9e mais sous certaines conditions (s\u00e9curit\u00e9, acc\u00e8s limit\u00e9, etc.). Les moins pr\u00eats \u00e0 utiliser davantage les outils en sant\u00e9 connect\u00e9s sont les plus \u00e2g\u00e9s (59% des 55-74 ans), et les niveaux d\u2019\u00e9ducation les moins \u00e9lev\u00e9s (59% des niveaux inf\u00e9rieurs au bac).<\/p>\n Les bien inform\u00e9s sur la sant\u00e9 connect\u00e9e en g\u00e9n\u00e9ral sont plus ouverts \u00e0 une utilisation de tout ce qui existe.<\/p>\n A noter que les dates de l\u2019enqu\u00eate co\u00efncident avec la r\u00e9v\u00e9lation m\u00e9diatique de la fuite de num\u00e9ros de S\u00e9curit\u00e9 Sociale concernant potentiellement 33 millions de personnes. <\/em><\/p>\n Le pouvoir de recommandation du m\u00e9decin traitant reste pr\u00e9pond\u00e9rant<\/strong><\/p>\n Le m\u00e9decin traitant est le principal instigateur du recours \u00e0 la sant\u00e9 connect\u00e9e\u00a0: 57% des Fran\u00e7ais sont pr\u00eats \u00e0 utiliser des solutions de sant\u00e9 connect\u00e9e sur recommandation du m\u00e9decin traitant. Parmi les autres motivations on trouve\u00a0: recommandations des autorit\u00e9s de sant\u00e9 (38%), recommandations de proches (21%), avis sur internet et r\u00e9seaux sociaux (12%), publicit\u00e9 ou site internet d\u2019une entreprise proposant des solutions de sant\u00e9 connect\u00e9e (9%).<\/p>\n Des avantages identifi\u00e9s\u2026<\/strong><\/p>\n Une grande partie des Fran\u00e7ais s\u2019accordent sur le fait que la sant\u00e9 connect\u00e9e permettrait plus de rapidit\u00e9, de praticit\u00e9 et aussi de faire face aux d\u00e9serts m\u00e9dicaux. En revanche, elle n\u2019est synonyme de pr\u00e9cision et de fiabilit\u00e9 diagnostique ou m\u00e9dicale que pour moins d\u20191 fran\u00e7ais sur 5.<\/p>\n Les r\u00e9pondants identifient quelques limites et freins face \u00e0 la sant\u00e9 connect\u00e9e. Des craintes en augmentation notamment sur la s\u00e9curit\u00e9 et la fiabilit\u00e9. Un besoin de r\u00e9assurance qui diff\u00e8re selon les profils : tandis que les 18-24 ans s\u2019inqui\u00e8tent plus souvent que les autres profils du risque \u00e9cologique relatif \u00e0 l\u2019\u00e9cosyst\u00e8me de la sant\u00e9 connect\u00e9e, les 65-74 ans cherchent davantage que les autres profils \u00e0 se distancer du suivi quotidien de leur sant\u00e9.<\/p>\n A noter que les femmes expriment plus de craintes quant \u00e0 l\u2019efficacit\u00e9 que les hommes\u2026<\/p>\n Des niveaux de l\u00e9gitimit\u00e9 diff\u00e9rents selon les acteurs<\/strong><\/p>\n Les services de sant\u00e9 publics ou priv\u00e9s sont per\u00e7us comme l\u00e9gitimes en particulier par les populations au niveau d\u2019\u00e9ducation le plus \u00e9lev\u00e9. En revanche, la l\u00e9gitimit\u00e9 est tr\u00e8s r\u00e9duite pour les entreprises du m\u00e9dicament, les entreprises technologiques fran\u00e7aises et les entreprises technologiques internationales et est essentiellement port\u00e9e par les plus jeunes (<35 ans). Seulement 9% des r\u00e9pondants d\u00e9signent les GAFAM comme l\u00e9gitime en sant\u00e9 connect\u00e9e.<\/p>\n Gestion des donn\u00e9es de sant\u00e9<\/strong><\/p>\n Les Fran\u00e7ais sont pr\u00eats \u00e0 transmettre leurs donn\u00e9es personnelles dans le cadre de la gestion de leur sant\u00e9 mais dans un cadre pr\u00e9cis. Les motifs principaux pour lesquels les Fran\u00e7ais accepteraient de transmettre des donn\u00e9es personnelles sont toujours l\u2019aide au diagnostic d\u2019une maladie, \u00e0 l\u2019analyse du parcours de soin et in fine au traitement d\u2019une maladie.<\/p>\n Toutefois, les Fran\u00e7ais sont moins nombreux \u00e0 accepter de transmettre leurs donn\u00e9es qu\u2019en 2023. Un r\u00e9sultat qui peut s\u2019expliquer par la multiplication r\u00e9cente des fuites de donn\u00e9es de sant\u00e9 et cyberattaques contre des \u00e9tablissements de sant\u00e9.<\/p>\n La majorit\u00e9 des Fran\u00e7ais n\u2019est pas en confiance pour partager ses donn\u00e9es personnelles en dehors d\u2019un partage avec son m\u00e9decin traitant (85%), des organismes publiques (Assurance maladie : 62%) ou avec des h\u00f4pitaux (h\u00f4pitaux publics : 65%, h\u00f4pitaux priv\u00e9s : 51%).<\/p>\n Des Fran\u00e7ais peu enclins \u00e0 transmettre leurs donn\u00e9es de sant\u00e9 aux GAFAM. Seuls 12% et 15% des fran\u00e7ais accepteraient de transmettre leurs donn\u00e9es de sant\u00e9 personnelles respectivement aux GAFAM (12%) ou \u00e0 leur banque\/assurance (15%).<\/p>\n Le fait d\u2019anonymiser les donn\u00e9es personnelles fournies encourage l\u00e9g\u00e8rement plus les Fran\u00e7ais \u00e0 transmettre leurs donn\u00e9es personnelles \u00e0 des destinataires associ\u00e9es \u00e0 des initiatives priv\u00e9es.<\/p>\n 55% des r\u00e9pondants per\u00e7oivent des b\u00e9n\u00e9fices dans les services\/solutions th\u00e9rapeutiques num\u00e9riques en sant\u00e9 (Big data et IA) pour le d\u00e9veloppement de la m\u00e9decine personnalis\u00e9e. On observe toutefois une perception mitig\u00e9e des b\u00e9n\u00e9fices selon les profils. Si les plus jeunes et les CSP+ sont plus optimistes quant aux avantages qu\u2019ils garantissent, les CSP-, les plus \u00e2g\u00e9s et les femmes en g\u00e9n\u00e9ral, ne les per\u00e7oivent pas comme \u00e9tant b\u00e9n\u00e9fiques pour le d\u00e9veloppement de la m\u00e9decine personnalis\u00e9e.<\/p>\n Globalement concernant son usage\u00a0:<\/p>\n Selon Christophe Durand, Pr\u00e9sident de Bristol Myers Squibb France : \u00ab\u00a0Au sein du groupe Bristol Myers Squibb, nous exploitons d\u00e9j\u00e0 la puissance de l\u2019IA pour am\u00e9liorer les essais cliniques et mettre plus rapidement l\u2019innovation \u00e0 disposition des patients. Cela repr\u00e9sente un espoir suppl\u00e9mentaire d\u2019acc\u00e8s aux m\u00e9dicaments pour les patients atteints de maladies graves !<\/em>\u00a0\u00bb<\/p>\n Cette \u00e9tude permet de d\u00e9gager quelques tendances fortes dans la perception des Fran\u00e7ais autour de la sant\u00e9 connect\u00e9e.<\/p>\n Recul de l\u2019utilisation des outils de sant\u00e9 connect\u00e9e <\/strong><\/p>\n L’\u00e9volution rapide de la sant\u00e9 connect\u00e9e pourrait d\u00e9passer le rythme d’adaptation des Fran\u00e7ais, qui se sentent de moins en moins bien inform\u00e9s \u00e0 son sujet. De plus, les outils de sant\u00e9 connect\u00e9e ne suscitent plus autant d’enthousiasme. Ils ne sont plus que 21% des Fran\u00e7ais \u00e0 \u00eatre pr\u00eats \u00e0 utiliser tout ce qui existe en termes de sant\u00e9 connect\u00e9e (-9 pts) et plus que 69% \u00e0 \u00eatre pr\u00eats \u00e0 davantage utiliser la sant\u00e9 connect\u00e9e (-7 pts) en g\u00e9n\u00e9ral. Cette tendance pourrait \u00eatre associ\u00e9e \u00e0 une augmentation de 6 points des pr\u00e9occupations concernant la s\u00e9curit\u00e9 des donn\u00e9es.<\/p>\n Ce recul peut aussi s\u2019expliquer par le fait que les Fran\u00e7ais consid\u00e8rent de plus en plus le suivi quotidien de leur sant\u00e9 comme anxiog\u00e8ne (+4 pts).<\/p>\n Une perte de confiance dans les h\u00f4pitaux publics et priv\u00e9s<\/strong><\/p>\n Seuls 52% des Fran\u00e7ais (-15 points depuis la derni\u00e8re enqu\u00eate) et 41% (-13 points) consid\u00e8rent d\u00e9sormais les services de sant\u00e9 publics et priv\u00e9s comme \u00e9tant l\u00e9gitimes \u00e0 proposer des services th\u00e9rapeutiques num\u00e9riques.<\/p>\n Les services de sant\u00e9 num\u00e9riques impliquent souvent le partage de donn\u00e9es sensibles. Or, les attaques cybercriminelles dont ont \u00e9t\u00e9 victimes diff\u00e9rents groupes hospitaliers en France en 2023 ainsi que la fuite des donn\u00e9es de la S\u00e9curit\u00e9 Sociale de f\u00e9vrier 2024 pourraient avoir laiss\u00e9 de s\u00e9rieux doutes quant \u00e0 la capacit\u00e9 de ces institutions de garantir la s\u00e9curit\u00e9 de ces donn\u00e9es.<\/p>\n Un regard mitig\u00e9 sur l\u2019utilisation de l\u2019intelligence artificielle en sant\u00e9<\/strong><\/p>\n Une part encore minoritaire des Fran\u00e7ais (39%) pense que l\u2019Intelligence Artificielle permettrait aux m\u00e9decins d\u2019amplifier leurs comp\u00e9tences. Un tiers des Fran\u00e7ais exprime des doutes quant \u00e0 la fiabilit\u00e9 des outils connect\u00e9s. Cette Intelligence Artificielle dont beaucoup parle reste une inconnue en laquelle les Fran\u00e7ais n\u2019ont pas une grande confiance (note de confiance moyenne de 4,6\/10). L\u2019Intelligence Artificielle suscite n\u00e9anmoins beaucoup de curiosit\u00e9 chez pr\u00e8s de la moiti\u00e9 des Fran\u00e7ais (47%) qui ont besoin de sa validation par l\u2019expertise humaine.<\/p>\n \u00ab Bien que les Fran\u00e7ais se montrent favorables \u00e0 l\u2019utilisation de l\u2019intelligence artificielle (IA) en mati\u00e8re de pr\u00e9vention, il est imp\u00e9ratif de renforcer leur confiance afin de promouvoir une adoption plus large de ces solutions prometteuses. Face \u00e0 la recrudescence des cyberattaques, l\u2019adh\u00e9sion \u00e0 la sant\u00e9 connect\u00e9e repr\u00e9sente un d\u00e9fi majeur, d\u2019autant plus que l\u2019exploitation des donn\u00e9es occupe une place centrale dans leurs pr\u00e9occupations<\/em>. \u00bb confirme Loick Menvielle, professeur \u00e0 l\u2019EDHEC et directeur de la Chaire \u00ab Management in Innovative Health \u00bb<\/p>\n<\/p>\n
\n
Acceptabilit\u00e9, niveau de connaissance\u2026 Les chiffres cl\u00e9s du barom\u00e8tre<\/h2>\n
\n
Le digital au service de l\u2019information en sant\u00e9<\/h2>\n
\n
Acceptabilit\u00e9 de la sant\u00e9 connect\u00e9e\u00a0: leviers et barri\u00e8res<\/h2>\n
\u2026mais aussi des craintes<\/strong><\/p>\n
<\/strong><\/p>\n
B\u00e9n\u00e9fices per\u00e7us de l\u2019IA en sant\u00e9<\/h2>\n
\n
Des tendances \u00e0 retenir<\/h2>\n